Méthode

Créer un site internet : le calendrier réel, semaine par semaine

Trois à cinq semaines pour un site vitrine, à condition de savoir où le temps passe vraiment. Le déroulé détaillé, et les trois points qui font déraper les délais.

Calendrier mural annoté à côté d'un ordinateur portable affichant une maquette de site

Un site vitrine de 5 à 8 pages se livre en 3 à 5 semaines à partir de la validation du devis. Sur ce total, la conception et le développement occupent environ deux semaines : le reste dépend de vous, c'est-à-dire du temps de fourniture des textes, des photos et des validations. C'est la raison pour laquelle deux projets identiques peuvent être livrés à trois semaines d'écart.

Semaine 1 : cadrage et arborescence

Rien n'est encore visible, et c'est pourtant la semaine qui détermine tout le reste.

Elle commence par un échange d'une heure ou deux : ce que vous vendez, à qui, ce qui déclenche un appel chez vos clients, et ce que le site doit provoquer. Une demande de devis, un appel, une prise de rendez-vous : ces trois objectifs ne produisent pas la même page d'accueil.

De là sort l'arborescence, c'est-à-dire la liste des pages et leur hiérarchie. C'est un document ennuyeux à lire et décisif à produire : chaque page correspond à une intention de recherche, et une page qui ne correspond à rien ne sera jamais trouvée. Ce point est le prolongement direct de ce qui est expliqué dans pourquoi un site n'apparaît pas sur Google.

En parallèle démarre le travail le plus long côté client : rassembler les contenus.

Semaine 2 : maquette de la page d'accueil

Une seule page est maquettée, la page d'accueil, parce qu'elle fixe la charte : les couleurs, les typographies, la façon dont les titres, les boutons et les blocs se comportent. Les autres pages en découlent.

C'est le moment des retours, et il vaut mieux qu'ils soient francs. Une remarque sur la couleur des boutons coûte cinq minutes à cette étape et une demi-journée trois semaines plus tard, quand vingt éléments l'utilisent déjà.

Deux allers-retours suffisent en général. Au-delà de quatre, le problème n'est presque jamais graphique : c'est le cadrage de la semaine 1 qui n'était pas tranché.

Semaine 3 : intégration de toutes les pages

La partie la plus visible, et paradoxalement la plus prévisible. Les pages sont construites, les contenus mis en forme, les images redimensionnées et compressées, les formulaires branchés, les versions mobile et tablette réglées.

C'est aussi là que se posent les fondations techniques qu'on ne voit pas et qui comptent : les balises title et les descriptions de chaque page, la structure des titres, les données structurées, le fichier sitemap.xml, le certificat HTTPS et la compression des images. Une photo de 4 Mo sortie d'un smartphone doit descendre sous 200 Ko sans perte visible, sans quoi le site dépassera les 2,5 secondes d'affichage que Google considère comme la limite du confortable.

Écran affichant les versions mobile et bureau d'une même page de site internet
Chaque page est réglée deux fois : sur mobile, où arrive la majorité des visiteurs, et sur ordinateur.

Semaine 4 : recette, corrections, mise en ligne

La recette est la relecture méthodique avant ouverture. Elle se fait à deux, et elle mérite une vraie heure de votre part plutôt qu'un survol.

Ce qu'il faut vérifier, dans cet ordre :

  • Les fautes. Personne ne les voit sur un écran qu'on regarde depuis trois semaines. Faites relire par quelqu'un d'extérieur.
  • Les coordonnées. Téléphone cliquable sur mobile, adresse exacte, horaires à jour. Une erreur ici annule tout le reste.
  • Les formulaires. Envoyez-en un vous-même et vérifiez que le message arrive, y compris dans les indésirables.
  • Le mobile. Ouvrez le site sur votre propre téléphone, en 4G, pas seulement en wifi.
  • Les liens. Chaque bouton mène quelque part, et nulle part vers une page vide.

La mise en ligne elle-même prend une heure. La propagation du nom de domaine peut en revanche demander jusqu'à 24 heures, pendant lesquelles le site apparaît chez certains et pas chez d'autres. C'est normal et il n'y a rien à faire.

Semaine 5 : réglages, indexation, prise en main

La semaine qu'on oublie de compter et qui décide de la suite.

On déclare le site dans Google Search Console, on dépose le sitemap, on demande l'indexation des pages principales. On branche la mesure d'audience. On aligne les coordonnées du site sur celles de la fiche Google, point sur lequel revient l'article consacré à la fiche d'établissement.

Et surtout, on vous montre comment modifier un texte, changer une photo et publier une actualité. Une prise en main d'une heure évite deux ans de « je n'ose pas y toucher ».

Les trois causes de retard, dans l'ordre de fréquence

1. Les contenus qui n'arrivent pas

C'est la cause numéro un, et de très loin. Un projet peut rester bloqué six semaines en attendant trois paragraphes et huit photos.

La parade est simple : décidez dès la semaine 1 qui écrit quoi et pour quelle date. Si l'écriture vous bloque, dites-le au moment du devis plutôt qu'au bout d'un mois, c'est une prestation qui se chiffre et qui débloque tout.

2. Les validations à plusieurs

Quand trois personnes doivent valider la maquette et qu'aucune n'a le dernier mot, le projet s'arrête. Désignez un décideur unique, même dans une structure à plusieurs associés.

3. Le périmètre qui gonfle en cours de route

Un espace client ajouté en semaine 3, une réservation en ligne évoquée en semaine 4 : ce ne sont pas des détails, ce sont d'autres projets. Notez-les pour une phase 2 et livrez la phase 1. Un site en ligne qui évolue vaut mieux qu'un site parfait jamais ouvert.

Ce qui va plus vite, et ce qui va plus lentement

SituationEffet sur le délai
Textes et photos prêts avant le démarrage1 à 2 semaines de moins
Refonte avec reprise des contenus existants3 à 5 jours de moins
Boutique en ligne avec catalogue à saisir2 à 4 semaines de plus
Contenus à rédiger entièrement1 à 3 semaines de plus
Validation par plusieurs associés1 à 2 semaines de plus

Questions fréquentes

Peut-on créer un site internet en une semaine ?

Oui, à trois conditions strictes : le nombre de pages est réduit, tous les textes et toutes les photos sont fournis dès le premier jour, et vous êtes disponible pour valider dans la journée. C'est faisable pour une page de présentation ou un site de trois pages. Sur un site vitrine complet, le facteur limitant n'est pas la production mais les allers-retours.

Pourquoi mon site n'est-il pas visible sur Google dès sa mise en ligne ?

Parce que la mise en ligne et l'indexation sont deux choses distinctes. Le site est accessible immédiatement pour qui connaît son adresse, mais Google doit le découvrir, le parcourir et l'évaluer. Comptez quelques jours à trois semaines pour l'indexation, et 3 à 6 mois pour un positionnement solide sur des recherches locales.

Que se passe-t-il si je ne fournis pas mes textes à temps ?

Le projet se met en pause, et il reprend là où il s'était arrêté. Ce n'est pas dramatique, mais il faut savoir que reprendre un dossier laissé de côté deux mois coûte du temps des deux côtés. Le plus efficace est de convenir dès le départ d'une date de remise des contenus, et de traiter la rédaction comme une ligne du projet si elle vous bloque.

Faut-il tout préparer avant de demander un devis ?

Non. Un devis se fait à partir d'une conversation : votre activité, le nombre de pages estimé, ce que le site doit produire. Les contenus se préparent ensuite, en parallèle du cadrage. Attendre d'avoir tout écrit pour demander un devis est la meilleure façon de repousser un projet de six mois.

Pour situer votre projet

Le calendrier ci-dessus correspond à un site vitrine de 5 à 8 pages. Une boutique en ligne, une refonte lourde ou un site multilingue suivent la même logique avec des durées différentes.

Décrivez-moi ce que vous voulez faire : devis gratuit sous 24 heures, avec le planning détaillé et la liste de ce que vous aurez à fournir, semaine par semaine. Vous pouvez aussi parcourir les prestations de création de site à Nancy pour situer le vôtre.

Un projet ?

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